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Mise à jour : 19 août 2003 |
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Claire J.
Poliquin
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Claire J. Poliquin est présidente
de la Société nationale des Québécoises et des Québécois (SNQ) de Lanaudière.
Elle a été élue au poste de deuxième vice-présidente du Mouvement national
des Québécois ( MNQ ) pour un mandat de deux ans. Elle a accédé à l’exécutif
du MNQ, un important regroupement faisant la promotion de la souveraineté du
Québec, lors de l’assemblée générale annuelle, le 3 décembre 2000. Mme
Poliquin assume, depuis plus de 30 ans, différentes fonctions à titre de
bénévole au sein de plusieurs conseils d’administration de la région de Lanaudière.
Ces organismes se retrouvent du côté éducatif, sportif, politique, des
personnes handicapées et de la santé. |
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Plusieurs personnes font un
bénévolat effacé et non reconnu. L’expérience du dépassement : les
lieux d’interventions du bénévolat Vendredi 21
septembre, 9h – 12h Madame Poliquin croit être une bénévole
locale, régionale, bien qu'occasionnellement, elle ait rempli quelques
mandats au niveau international. Elle a accompagné et recruté des bénévoles
et reconnaît avoir elle-même reçu des services de bénévoles. Pour Mme Poliquin, le
bénévolat c'est l'expérience du dépassement. Se dépasser, c'est faire plus,
aller plus loin, c'est dépasser ses buts et ses objectifs. Madame Poliquin intitule son texte
" Le bénévolat au cœur de ma vie ou la personne au cœur de mon bénévolat
". Traduire 30 ans et plus de bénévolat, dit-elle, s'avère tout un
exercice de réflexion sur nombre d'actions passées et à venir. Elle a adapté
son bénévolat à travers son âge ou son cycle de vie. Elle dit avoir commencé
alors qu'elle était en 2e année et qu'elle aidait des compagnes de
classe qui éprouvaient des difficultés scolaires. Plusieurs personnes font un bénévolat
effacé et non reconnu. C'est à partir de gestes simples que se pratique le
bénévolat et, sans faire partie d'un regroupement, certaines personnes
peuvent supporter un vieux parent, aider une voisine malade et ne pas se
rendre compte que c'est une forme de bénévolat. Madame Poliquin déclare que le
bénévolat a orienté sa carrière comme éducatrice. Pour elle, il a été une
école de vie et même de survie. À une certaine époque, ayant vécu durant
quatre ans avec une grande fille qui nécessitait des soins continus, le
bénévolat lui a permis de se distancer de situations personnelles, pour
ensuite revenir à ses tâches avec une énergie nouvelle. De plus, ces
dernières années, son conjoint a été atteint d'un cancer et elle avoue avoir
elle-même dû recevoir de l'aide de bénévoles. Tous ces gestes simples que l'on pose,
un sourire, une poignée de main, ont souvent une signification énorme sur les
personnes en besoin et une portée considérable sur nos vies. Madame
Poliquin s'est impliquée dans différents secteurs, que ce soit d'ordre
scolaire, communautaire, sportif, pour ne nommer que ceux-là. Elle a
participé à la mise en marche de différentes organisations et associations.
Elle a pris part à divers comités, tables de travail, ajoutant que "
bien souvent, elle savait d'où elle partait mais ne savait pas où elle arriverait.
" Toutes ces implications l'amènent à se
poser plusieurs questions : -
Quelles sont nos responsabilités face à nos engagements ?
Quelles sont nos limites ? Le bénévolat permet de se découvrir des talents qu'on
ne se connaissait pas. On se doit de s'apprivoiser avec une clientèle souvent
difficile. Il ne faut pas non plus avoir peur de dépasser nos limites,
d'ajouter madame Poliquin. -
Est-ce que je respecte les autres, les personnes avec
lesquelles je travaille ? Est-ce que je me respecte dans les actions que je
véhicule ? On se trouve parfois confronté entre nos valeurs et celles des
personnes avec lesquelles on travaille. Nous devons nous rappeler qu'il faut
éviter d'imposer nos valeurs personnelles. Il est important de fournir un support
structuré et encadré, selon la portée et le niveau du bénévolat qui a besoin
d'une certaine forme d'encadrement. Il faut aussi tenir compte de nos
affinités. En tant que bénévole, on ne doit pas accepter des mandats qui ne
nous rejoignent pas. Ce serait un mauvais service à rendre au client ainsi
qu'à nous-mêmes. Considérons également nos craintes qui se rapprochent
quelque peu de nos limites. Lorsque l'on pense à nos limites, il faut
nécessairement se faire confiance. L'écoute est d'une extrême importance : il
est facile de parler mais écouter la personne devant nous s'avère un peu plus
difficile. Nous devons comprendre que la personne en face de nous a peut-être
besoin de nous faire part d'un malaise, de difficultés, d'insécurité ou
d'inconfort. Il nous faut suffisamment d'écoute pour pouvoir saisir ce
qu'elle veut nous divulguer. Les personnes âgées n'ont pas été habituées à
dire ce qu'elles pensent, contrairement à la présente génération. Il faut
donc avoir une écoute très active auprès d'elles. Nos peines et leurs peines Quand on fait du bénévolat, il peut
arriver qu'en même temps on vit des peines personnelles. Cela ne veut pas
dire d'étaler notre vie privée mais il est parfois bon de discuter un peu de
nos difficultés avec les clients afin qu'ils puissent constater que notre vie
n'est pas parfaite. Aussi, il est grandement recommandé de sourire dans nos
actions bénévoles, ainsi, les personnes dans le besoin n'auront pas
l'impression que nous accomplissons une tâche qui nous pèse. Les résultats L'action bénévole doit générer une
forme de résultats concrets, se traduisant par un mieux-être de nos patients
qui seront par conséquent plus heureux et vivront plus agréablement avec ce
qu'on leur apporte. Il est de même besoin d'une forme de complicité entre les
personnes avec lesquelles on travaille. Il doit régner une confiance mutuelle
entre nous. Si tel n'était pas le cas, il devrait être facile de rencontrer
les personnes responsables pour leur faire part du malaise qui pourrait
exister avec certains collègues de travail. Chaque milieu a son éthique
professionnelle. La confidentialité a une portée énorme dans le bénévolat.
Les commentaires que l'on entend et le contenu des dossiers ne devraient
faire l'objet d'aucune indiscrétion. Madame Poliquin souligne qu'il y a
encore beaucoup de place pour le bénévolat au Québec. Les statistiques
démontrent que seulement 19% de la population s'implique dans le bénévolat au
Québec, comparativement à certaines provinces qui atteignent un taux de 42%.
Elle suggère aussi de nous interroger à savoir si nous sommes toujours à
l'aise dans notre implication. Les autres sont-ils heureux avec notre façon
de faire ? Avons-nous toujours le souci de la tâche accomplie ? Les bénévoles
seront-ils plus exigeants dans le futur ?
Laissons-nous de la place aux jeunes ? Elle conclut en déclarant que " le
bénévolat c'est un grand cadeau pour nous et pour les autres ". Et elle
ajoute une pensée de Félix Leclerc qui disait : " J'aime ceux qui
agissent ". Elle termine en proposant un hommage à tous les bénévoles de
New York qui s'impliquent sans relâche depuis le 11 septembre. |
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