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Mise à jour :

19 août 2003

 

Gilles Lussier

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Gilles Lussier est transféré au diocèse de Joliette le 8 septembre 1991. Intronisé évêque le 17 octobre 1991, il prend la succession de Mgr René Audet qui a démissionné en 1990. Mgr Gilles Lussier est évêque auxiliaire du diocèse de Saint-Jérôme pendant un peu plus de deux ans ( 1989-1991 ). Il occupe divers postes de vicaire à Montréal de 1971 à 1979. À ce moment, il devient curé de la paroisse Saint-Benoît. Il est ordonné prêtre le 19 décembre 1964, par le cardinal Paul-Émile Léger. L’évêque de Joliette est né à Montréal, le 5 juin 1940, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

 

 

MESSAGE

DU PRÉSIDENT

MOT DE LA

DIRECTRICE GÉNÉRALE

TROPHÉE

CLAUDE-MASSON

FORUM INTERNATIONAL SUR LE BÉNÉVOLAT

LE BÉNÉVOLAT :

VISION D’AVENIR

ACTIVITÉS DE FINANCEMENT

CENTRE

COMMUNAUTAIRE

MAINTIEN À DOMICILE

MAISON

MÉMOIRE DU COEUR

 

Contribution du bénévolat dans le système politicosocial actuel

Mercredi 19 septembre, 13h30 – 15h30

 

L’évêque de Joliette nous annonce dès le départ les thèmes qu'il élaborera : l'Église et le bénévolat dans Lanaudière ; la naissance des services sociaux par le bénévolat et l'apport de l'Église parmi d'autres acteurs de la société d'alors.

 

Mgr Lussier commence par nous citer des passages de la Parole où nous voyons bien les origines du bénévolat dans les Saintes Écritures. À travers toutes les époques de l'histoire de l'Église s'enchaîne le devoir spontané de solidarité gratuite qui a donné naissance à tant d'œuvres et d'institutions. Depuis 2000 ans, la source a coulé jusqu'à nos rivages et jusqu'à cette région de Lanaudière. Bien avant la création de cette dernière qui remonte officiellement en 1985 et bien avant la fondation des services sociaux en 1951, l'engagement volontaire était florissant en ce coin du pays.

 

Pour bien nous illustrer la fondation du service social diocésain en 1951, et se référant à l'abbé François Lanoue, historien, Mgr Lussier nous rappelle les débuts impressionnants du bénévolat qui se vivait dans la paroisse St-Jacques-de-L'Achigan au début du siècle dernier.

 

Le volontariat d'époque dans l'action sociale, l'engagement syndical et le mouvement coopératif étaient courants et particulièrement chez plusieurs prêtres qui s'y sont profondément impliqués. Ne mentionnons ici que quelques actions bénévoles d'hier et dont certaines existent encore aujourd'hui : l'Association catholique de la jeunesse canadienne, remplacée en 1950 par l'Action catholique, l'Union catholique des fermières, l'Union catholique des femmes rurales, l'Association féminine d'éducation et d'action sociale ( AFÉAS ). Mentionnons aussi le Cercle agricole, les associations de planteurs de tabac, la Société coopérative agricole de tabac de Joliette, la Crémerie coopérative, le Pouvoir coopératif, la Meunerie coopérative de Montcalm et, enfin, l'UCC devenue depuis l'Union des producteurs agricoles.

 

Mgr Lussier a confié au père Rolland Barrette de mener une enquête qui fut effectuée au printemps dernier et laquelle démontre clairement que la fondation des services sociaux s'appuie sur le généreux bénévolat des prêtres, religieuses, religieux, laïcs qui se sont donnés sans compter pour contribuer au bien-être de leurs concitoyens.

 

Vers les années 1940 à 1950, partout sur le territoire diocésain, des personnes inspirées par la charité ont initié des pratiques de solidarité pour venir en aide aux plus démunis, dans des champs d'action les plus différents, tels : les orphelinats, les loisirs, le mouvement coopératif, le logement, l'alimentation, la santé et même le mouvement syndical suscité par l'Action catholique de l'époque. Il faut convenir qu'à ce moment, les champs d'action n'étaient pas aussi définis qu'ils le sont aujourd'hui.

 

Enfin, il est bon de reconnaître que pour l'ensemble des activités, tous les locaux étaient fournis par l'évêché et chaque mouvement apportait seulement une modeste contribution financière.

 

Le Service social diocésain a été fondé en 1951. Monsieur le chanoine Gérard-Marie Coderre en est le premier président. En 1962, les services sociaux prennent un nouveau départ et deviennent ce qu'on connaît aujourd'hui. Ils seront situés sur le chemin Base-de-Roc, c'est alors que les laïcs assument de nouvelles responsabilités.

 

Pour terminer, Mgr Lussier nous lit le témoignage émouvant de madame Annette Bacon, maintenant âgée de 84 ans, qui fut une ardente bénévole à l'époque de la naissance de nos services sociaux, dont voici un extrait :

 

" Moi, Annette Bacon, alors âgée de 37 ans, je travaillais à la Compagnie canadienne de papeterie depuis l'âge de 19 ans. Référée par des personnes déjà impliquées dans le milieu et sur l'invitation de l'abbé Gérard Coderre, je commence à travailler aux services sociaux qui s'organisaient. Je prends alors des cours et obtiens un certificat d'auxiliaire sociale, ce qui correspondait au désir de monsieur Coderre qui souhaitait recruter des gens issus de milieux ordinaires, avec un esprit ouvert aux autres. Les dossiers confiés concernaient la famille, la pauvreté, des couples en difficulté et autres problèmes. Il fallait trouver des foyers aux enfants, présenter des requêtes au palais de justice, rencontrer les maires pour leur faire part de nos projets. Les enfants malades étaient souvent conduits à l'hôpital Ste-Justine par les bénévoles eux-mêmes. Se joignait à cela la préparation des paniers de Noël, en collaboration avec la Saint-Vincent-de-Paul. "

 

Et le témoignage de madame Bacon se termine en affirmant :

 

" Pour aimer ce travail, il nous fallait travailler avec la devise : voir, juger, agir. Il nous fallait s'endurer les uns, les autres, tels que nous sommes, même si différents. "

 

Mgr Lussier conclut sa conférence en citant une partie de la lettre encyclique marquant le 100e anniversaire de Rerum Novarum, que le pape Jean-Paul II écrivait en 1991 :

 

" Dans ce domaine ( celui des soins à apporter aux plus nécessiteux de notre société et du soutien fraternel à leur apporter ), l'Église, fidèle aux commandements du Christ, son fondateur, a toujours été présente par ses œuvres conçues pour offrir à l'homme dans le besoin un soutien matériel qui ne l'humilie pas et qui ne le laisse pas à l'état de sujet assisté, mais qui l'aide à sortir de ses conditions précaires en l'affermissant dans sa dignité de personne. "

 

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