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MISSION
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Mise à jour : 19 août 2003 |
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Mitsi Leduc
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Mitsi Leduc est
animatrice de pastorale depuis plusieurs années dans le milieu scolaire : au
Collège de L’Assomption ( Lanaudière ) depuis août 1996. Mme Leduc a été la première femme
coopératrice avec les Missionnaires d’Afrique, autrefois les Pères blancs ;
elle a passé trois ans en Tanzanie. Elle détient une maîtrise en théologie
pastorale. |
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Contribution du bénévolat dans
le système politicosocial actuel Mercredi 19
septembre, 13h30 – 15h30 Thème : Le bénévolat et les
jeunes Ce dont les jeunes ont besoin, affirme
Mitsi Leduc, c’est du respect d’eux-mêmes et la prise en considération de
leurs rêves d’enfant ! Leurs drames, ce sont les non qui les affligent :
non-lieu, non-expression, non-devenir, non-foi. Non-lieu On réalise que les jeunes n'ont pas de
place réelle et signifiante au sein de notre société et qu'ils n'ont jamais
été aussi minoritaires dans la population. On voit l'adolescence comme une
maladie qui fait que les jeunes se sentent souvent un poids à un âge où ils
ont besoin de se construire et d'acquérir l'estime d'eux-mêmes, qu'ils ont
besoin de plus d'espace, lequel est essentiel à leur équilibre psychologique. De nos jours, l'adolescence se
prolonge. Les jeunes restent plus longtemps à la maison, les études sont plus
longues et dans ce contexte, ils ont besoin de lieux d'expérimentation des
rôles sociaux. Les jeunes sont tous affectés par les drames qu'ils ont à
vivre mais ils les vivent de façon différente. Les
résultats sont que le tiers d’entre eux ( 18-35 ans ) passe le cap de
l’adolescence sans conflit, le deuxième tiers le vit à travers des conflits
mineurs et normaux et le dernier tiers traverse cette période de façon
pénible et difficile. Pour ces
derniers, les manifestations de violence sont un peu comme une tentative
d'appropriation d'un pouvoir quelconque et cela, madame Leduc citant Michel Parazelli " bien plus pour ne pas vivre l’intolérable sensation
de n’être rien et de n’avoir accès à rien dans la société. " Non-expression Le jeune a besoin de confronter son
opinion à celle des adultes. Souvent, celle qu'il trouve est le contraire de
ce que disent les parents. Mais cela est normal avant qu'il ne forge sa
propre opinion. C'est ainsi qu'il grandit. Les jeunes ont besoin de se sentir
accueillis, écoutés, malgré leurs erreurs et leurs incompétences. Nous devons
nous rappeler qu'on a tous eu besoin d'apprendre. À l'école, on leur demande de se taire.
À la maison, les parents sont souvent absents ou fatigués et au travail, ils
sont considérés comme du cheap labour. Pourtant, il est fascinant de
constater comment un jeune s'anime et se transforme lorsqu'il est écouté et
pris au sérieux. Et contrairement à ce que l'on pourrait
penser, les jeunes ne tiennent pas à ce qu'on leur accorde tout ce qu'ils demandent,
même que ce serait là une source d'insécurité pour eux. Il est déplorable de
découvrir que les jeunes n'ont pas bonne presse dans la société. On leur
accorde rarement la parole dans les médias ou dans des émissions d'affaires
publiques ou autres pour discuter de sujets sensés. Madame Leduc poursuit en racontant qu'à
l’occasion d’une manifestation extraordinaire organisée par un groupe de
jeunes à l’Oratoire Saint-Joseph, 650 s’y étaient rassemblés et on avait
invité tous les médias pour couvrir l’événement. Aucun journaliste, même
local, n'a daigné s’y présenter. Pourtant, le lendemain matin, la presse
faisait sa première page en racontant que deux jeunes avaient fracassé une
vitrine sur la rue Sainte-Catherine ! Non-devenir Très peu de jeunes savent ce qu'ils
veulent faire plus tard. Leur avenir est incertain. On entend parler de mises
à pied massives et d'emplois précaires. L'avenir leur fait peur, ils se
sentent plus isolés que jamais dans un monde sur lequel ils ne croient pas
avoir d'emprise. Puis on s'étonne qu'ils veulent jouir de la vie ici et
maintenant. La société actuelle a tendance à
rejeter les jeunes dans un isolement des plus dangereux. Ils n'expriment pas
leurs idées par la contestation mais par le silence. Ils expriment leurs malaises
par le retrait en eux-mêmes, à l’écart de la société. Nous le constatons par
le phénomène du body piercing, c'est comme s'ils retournaient la
violence contre eux-mêmes. Non-foi On compte
énormément de familles brisées, on ne comprend pas les causes du dérapage de
l'organisation de la famille. Alors, comment croire et faire confiance quand
l'amour est une illusion ? Heureusement, il y a le bénévolat qui
favorise l’estime de soi et donne la foi aux autres à cause du travail
d'équipe. Il est possible de dépasser son impuissance par la simple action
bénévole. Il s'agit alors d'enrôler les jeunes. Madame Leduc nous détaille les nombreux
programmes qui ont été créés au collège où elle œuvre et qui impliquent
évidemment les jeunes qui sont sensibles à toutes les réalités et à tous les
besoins. Mais ces jeunes ont un urgent besoin de modèles et d’accompagnateurs
sympathiques, de gens qui croient en ce qu’ils font. Leurs ressources sont
surprenantes. Des adultes sont invités à coopérer uniquement en accompagnant
les jeunes dans leurs activités.
JOSIANE
LANDRY JONATHAN
LAVOIE-LÉVESQUE Pour ajouter à la beauté du bénévolat
chez les jeunes, madame Leduc nous présente deux adolescents du Collège de
L'Assomption, Jonathan Lavoie-Lévesque ( 14 ans ) et Josiane Landry ( 17 ans
) qui viennent témoigner de leur implication dans le bénévolat et de leur
motivation pour poursuivre dans cette voie. Comme implication ils agissent, entre
autres, comme membres des Jeunes du Monde, Amnistie internationale, Programme
d'éducation internationale, Accueil Bonneau, scouts et divers sports. Ils
participent également à la mise sur pied et au bon fonctionnement de nombreux
projets. Leur motivation est animée par le retour qu'ils en tirent,
c'est-à-dire le sourire de ceux qui reçoivent. Leur rêve face au bénévolat ? Jonathan
voudrait que cela devienne un mode de vie au quotidien, tandis que Josiane
cite Lord Baden Powell qui proposait de " remettre la Terre en
meilleur état qu'on ne l'avait trouvée. " |
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