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MISSION
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HISTORIQUE
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Mise à jour : 19 août 2003 |
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François
Fassier
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François
Fassier, membre de
Orthopédie Outre-Mer, effectue des missions comme médecin bénévole dans les
pays en voie de développement ( Haïti, Éthiopie, Antilles ). Le Dr Fassier
est responsable du personnel de la pédiatrie de l’hôpital Shriners de
Montréal depuis avril 2001. Il a assumé la présidence de l’Association
d’orthopédie du Québec ( 1999-2001 ). Directeur du département
d’orthopédie-pédiatrie du Centre universitaire de santé de l’Université
McGill ( Montréal ), il est aussi chef du département d'orthopédie de
l’Hôpital de Montréal pour enfants depuis 1993. Né en 1948 ( France ), il
pratique sa profession au Québec depuis 1984.
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Le premier défi à relever ?
C'est de laisser sa famille derrière soi, abandonner les facilités auxquelles
on est habitué puis aller vivre au loin pendant une
certaine période. L’ampleur
du bénévolat Jeudi 20
septembre, 9h – 11h À l'aide de diapositives, le docteur
Fassier nous fait voir la passion qu'il partage avec d'autres médecins
volontaires, dans le cadre d'un organisme appelé Orthopédie Outre-Mer ( OO )
dont le but est de soulager la souffrance de confrères humains. Sa pratique médicale qui, à la base,
est de soigner les enfants, l'amène à soigner aussi des adultes dans un
milieu sans ressources. Le docteur Fassier fait part qu'il
s'implique avec l'aide de l'Association d'orthopédie du Québec ainsi que de
l'Association canadienne d'orthopédie, alors que ces organismes ont pour but
d'envoyer de l'aide technique aux pays qui en ont besoin. Plusieurs autres
organisations font partie de cette aide telles que : le HVO ( Health Volonteer
Overseas ), les ONG ( organismes non gouvernementaux ) comme l’Aide aux
Aînés, commanditée par l’ACDI et le WOC ( World Orthopedic Concern ), ce
dernier conçu pour éviter la duplication dans les services à rendre et ainsi
éviter des coûts supplémentaires. À la blague, il se dit atteint du
" virus OO " ( Orthopédie Outre-Mer ) qu'il compare un peu au
paludisme ou la malaria, parce que les personnes atteintes sont sujettes –
après incubation - à des crises de degré ou de durée et sévérité variables.
Le virus OO contraint le sujet à passer un jour, une semaine, un mois ou
plus, chaque année, dans les pays les plus défavorisés de la planète. Cet
exil temporaire consiste à aller soigner les blessures et les maladies
orthopédiques si souvent causées par les mauvaises conditions de vie. Mentionnons, entre autres fléaux
affligeant ces pays reculés, les mines antipersonnel dont heureusement le
Canada, autrefois pourvoyeur de cet engin infernal, a maintenant banni la
fabrication. Ces mines sont odieuses dans l'idée même de leur conception,
c'est-à-dire qu'elles ne sont pas fabriquées pour tuer mais pour blesser et
handicaper la personne exposée, ce qui a pour résultat de rendre les gens
incapables d'aider leur pays. En 1986, longtemps après avoir franchi
l'Atlantique pour venir s'installer au Québec, le docteur Fassier est allé
travailler en Éthiopie où la superficie territoriale est d'environ 80% de
celle du Québec, mais avec une population de 40 millions d'habitants, on n'y
retrouve que 20 chirurgiens. Le revenu annuel des habitants est de 112 $ et
l'espérance de vie n'est que de 38 ans. Le premier défi à relever ? C'est
de laisser sa famille derrière soi,
abandonner les facilités auxquelles on est habitué puis aller vivre au loin pendant
une certaine période. Une fois sur place, il faut tenter de gagner la
confiance des personnes qu'on rencontre et s'adapter aux conditions locales. Le deuxième défi se situe au plan
intellectuel. Il faut oublier la pratique organisée, on doit affronter des problèmes inconnus et
trouver des solutions qui doivent tenir compte des ressources locales. On
doit improviser et inventer des prothèses avec du matériel de fortune trouvé
sur place. Il faut devenir professionnel en peu de temps. Puis, on découvre que les coutumes
locales instituées sont souvent archaïques, néfastes et, conséquemment, on
doit avoir le devoir de convaincre les gens, tout en tenant compte de leur
sensibilité, que leurs coutumes sont au détriment de leur santé. C’est donc dire que pour parvenir à des
résultats significatifs, il faut en premier lieu travailler en collaboration
étroite avec des personnes influentes dans ce milieu que l’on veut servir et
aider. Le
docteur Fassier poursuit en déclarant que " partir, c'est mourir un peu
" mais, ajoute-t-il, la
renaissance est au bout du voyage ! C'est le retour à la maison qui permet de
réaliser le bien que l'on a fait et qui nous aide à apprécier notre chance.
Tel que l'exprimait l'écrivain Whites : " Nous sommes des êtres si
dociles que ça prend un virus pour nous propulser en dehors de la routine de
la vie. " Enfin, poursuit le docteur Fassier,
encore à la blague, je me dois de vous signaler un nouveau virus de type EGO
et qui se manifeste sous deux formes " isme " et " centrisme ". Mais comme toute mauvaise nouvelle doit
être suivie d'une bonne nouvelle, c'est que dans la région de Joliette,
personne ne semble en être atteint ! |
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