ACCUEIL

NOUS JOINDRE

MISSION
HISTORIQUE
LIENS

Mise à jour :

19 août 2003

 

Patrick Bérard

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Patrick Bérard agit comme porte-parole pour Héma-Québec. Ayant reçu 300 transfusions, il est un des visages de la campagne de sensibilisation au don de sang lancée à la fin mai 2001. Il a été conférencier lors de soirées de reconnaissance tenues dans plusieurs villes du Québec en 2001 pour souligner la générosité des donneurs de 100 dons et plus. M. Bérard a donné des conférences organisées par Héma-Québec à l’occasion de l’Année internationale des bénévoles.

 

 

MESSAGE

DU PRÉSIDENT

MOT DE LA

DIRECTRICE GÉNÉRALE

TROPHÉE

CLAUDE-MASSON

FORUM INTERNATIONAL SUR LE BÉNÉVOLAT

LE BÉNÉVOLAT :

VISION D’AVENIR

ACTIVITÉS DE FINANCEMENT

CENTRE

COMMUNAUTAIRE

MAINTIEN À DOMICILE

MAISON

MÉMOIRE DU COEUR

 

Demandant à l’aumônier un truc pour s’en sortir,

ce dernier lui suggère de penser comme les enfants :

" Quand ça fait mal, tu pleures et quand ça ne fait plus mal, tu joues ! "

 

L’ampleur du bénévolat

Jeudi 20 septembre, 9h – 11h

 

Monsieur Bérard, jeune homme dégageant la joie de vivre est également connu sous le pseudonyme de clown Patou. Il nous décrit ce qu'il appelle son cheminement rocambolesque, alors qu'on lui avait diagnostiqué un cancer foudroyant. Il est aujourd'hui l'un des porte-parole de l'organisme Héma-Québec et a participé à plusieurs campagnes de sensibilisation.

 

Monsieur Bérard raconte qu'au début d'octobre 1997, il constate certains symptômes : fatigue, fièvre, sueurs nocturnes. Il se dit que cela est peut-être dû à l’arthrite dont il souffre parfois. Le 13 octobre, des transpirations abondantes poussent sa copine à l’amener à l’urgence de la Cité de la Santé. Ses hémoglobines étant très basses, on l’y garde pour une batterie de tests. Une semaine plus tard, il est transféré d’urgence à l’Hôtel-Dieu où il est gardé aux soins intensifs. Trois semaines plus tard, il est déclaré en phase terminale. Il ne lui reste que 6 à 12 heures à vivre. Les reins, le foie, la rate sont affectés. Ses seules chances résident … en dehors de la médecine ! S’ensuivent trois mois et demi de soins super intensifs.

 

Son médecin lui avait fait part qu'il était atteint d'un cancer, ajoutant qu'un cancer, c’est comme des montagnes à gravir, " et moi, dit monsieur Bérard, j’avais choisi le mont Everest ! " Quant à ses chances de s’en sortir, il affirme y avoir cru dès le début. Les médecins se sont attaqués aux globules anonymes et en 100 jours, monsieur Bérard a reçu 300 transfusions, à raison de 3 unités par jour.

 

Monsieur Bérard reconnaît qu'il n’était pas seul. Sa famille, ses amis ne l'ont jamais abandonné. Un jour, pour lui prouver la réalité de leur sympathie, son père et son frère sont arrivés dans sa chambre d’hôpital … le crâne rasé.  " J’ai ri pour mourir ! " avoue monsieur Bérard (réflexion rapportée dans Le Devoir par son ami Jean Dion).

 

Au fil des jours, avoue M. Bérard, il y a des hauts et des bas lorsque l'on est hospitalisé. Demandant à l’aumônier un truc pour s’en sortir, ce dernier lui suggère de penser comme les enfants : " Quand ça fait mal, tu pleures et quand ça ne fait plus mal, tu joues ! " Conseil qu'il a suivi à la lettre.

 

Sur le terrain, il constate la magie dans le regard

des gens quand ils donnent, chacun en sort grandi.

 

Puis, ce fut la période pour tenter de reprendre les 70 livres perdues. Ça, ce fut sous la responsabilité de sa mère qui a pratiqué son bénévolat avec de bons repas, non comparables à ceux de l'hôpital !

 

Le 12 mars 1998, ses médecins lui annoncent que les symptômes ont disparu et qu'il est en rémission, terme qu'il n'accepte pas car pour lui, son cas n'est pas une rémission mais une guérison. Si nous n'avons plus les symptômes de la grippe, demande-t-il, sommes-nous en rémission ou guéri de la grippe ?

 

C'est alors qu'une fois rétabli et après avoir repris ses forces et énergies, en reconnaissance de l'amplitude du travail de tous ceux qui ont contribué à lui sauver la vie, Patrick Bérard  décide de remettre un peu de ce qu'il a reçu. Il va frapper à la porte d'Héma-Québec et en devient un porte-parole.

 

Depuis deux ans, il a participé à une cinquantaine de collectes de sang et il le fait avec plaisir. Sur le terrain, il constate la magie dans le regard des gens quand ils donnent, chacun en sort grandi. 

 

Il souligne en souriant que le côté positif de cette terrible maladie, c'est que tous les tests d’hépatite A ou B, de VIH ou autres sont gratuits !

 

Il décrit le rôle d'Héma-Québec qui emploie 1200 employés et reçoit 300 000 unités de sang par année. Cela représente un million d’heures de bénévolat ! Pour la moelle osseuse, c’est 5 millions de personnes qui sont sollicitées !  Chez Héma-Québec, il y a les bénévoles permanents ( le plus petit nombre ), il y a les bénévoles ponctuels ( ceux et celles qui donnent ) et il y a les bénévoles de connexion ( ceux qui font le lien entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent ! )

 

En terminant, Patrick Bérard cite Bernard Voyer qui, lui, a vraiment gravi  l'Everest, en disant : 

" L'important dans la vie : c'est le partage. "

 

Page d’accueil / Forum