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Mise à jour :

19 août 2003

 

André Beauchamp

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION

André Beauchamp, théologien de formation ( Montréal 1962, Fribourg 1967, Lyon 1968 ), a œuvré d’abord en éducation des adultes à l’Office de catéchèse du Québec ( 1971-1977 ). Secrétaire général du ministère de l’Environnement du Québec en 1980, il a été président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ( BAPE ) de 1983 à 1987. Président d’Environ-Sage, M. Beauchamp intervient principalement dans les champs de la consultation publique et de la résolution de conflits. Il est l’auteur de 25 volumes en théologie et en environnement et de plus de deux cents articles de revues. Il a reçu en 1998, le prix Phénix de l’environnement pour sa contribution significative en ce domaine. Il a présidé la Commission du BAPE sur la gestion de l’eau au Québec ( 1999 ).

 

MESSAGE

DU PRÉSIDENT

MOT DE LA

DIRECTRICE GÉNÉRALE

TROPHÉE

CLAUDE-MASSON

FORUM INTERNATIONAL SUR LE BÉNÉVOLAT

LE BÉNÉVOLAT :

VISION D’AVENIR

ACTIVITÉS DE FINANCEMENT

CENTRE

COMMUNAUTAIRE

MAINTIEN À DOMICILE

MAISON

MÉMOIRE DU COEUR

 

Il précise que le fond de son message est que le bénévolat

ne peut pas justifier le droit d'être incompétent.

 

Cœur ou raison ? Qualités d’interventions / Compétences multiples

Jeudi 20 septembre, 13h30 – 15h30

 

Monsieur l'abbé Beauchamp développera son propos sous le thème " Les valeurs de l'approche humaniste dans une société de performance ". Il énumérera d'abord les nombreux organismes où il œuvre sur les conseils d'administration et parlera de sa pratique bénévole qui est effectuée presque entièrement au sein de ces organismes, et des difficultés qu'il y rencontre. 

 

Il souligne d'abord qu'il y a le problème de la gestion du temps : on doit vivre dans l'organisation de son agenda, ce qui pose des contraintes personnelles. Monsieur Beauchamp constate que l'État a sorti la classe moyenne des conseils d'administration. Autrefois des gens ordinaires, moyennant une minime rémunération qui permettait de payer une gardienne ou d'autres dépenses de déplacement, siégeaient sur les conseils administratifs, alors que maintenant ces personnes ont été remplacées par des représentants de grandes institutions. Il constate également que le bénévolat engendre le bénévolat. Ce sont les personnes les plus occupées qui sont sollicitées et qui acceptent de s'impliquer. Celui qui est reconnu comme une personne qui dit toujours non, sera sollicité une fois, deux fois mais par la suite, puisqu'il aura déjà refusé, il est assuré qu'on l'oubliera à tout jamais lors du recrutement de bénévoles. Pourquoi fait-on du bénévolat ? Pour rendre service, parce que l'on veut faire du bien, parce qu'il y a un besoin. Faire du bénévolat, c'est se vouer à une cause que l'on juge bonne et profitable à la société. On le fait parce que c'est volontaire, qu'on le veut bien. Un des grands bénéfices que l'on retire du bénévolat, c'est qu'il agrandit notre champ de compétences, nos relations. Le bénévolat a l'avantage extraordinaire de nous garder vivants, de nous maintenir en forme ; c'est tellement vrai, et particulièrement pour les gens à la retraite qui ont besoin de demeurer actifs.

 

Monsieur Beauchamp souligne que nous devons être conscients de nos responsabilités dans notre implication bénévole. Il précise que le fond de son message est que le bénévolat ne peut pas justifier le droit d'être incompétent. Le bénévolat change-t-il le monde ? Change-t-il la société, la personne ? Oui, mais pas complètement. On est dans le bénévolat ce que l'on est dans le reste de notre vie. Certaines personnes qui étaient dans la vie instables, conflictuelles, autoritaires, continueront sans doute d'être dans le même état d'esprit. De là, faut-il une nécessité de contrôle. Et où il y a de l'argent, il faut double contrôle. La nature humaine ne change pas une personne parce qu'elle devient bénévole. Celle qui pouvait s'accorder des libertés douteuses dans la vie pourrait être portée à agir de la même façon dans son action bénévole. On commence par se permettre de petites choses, un repas au restaurant, une bouteille de vin, pour ensuite pousser la liberté beaucoup plus loin. Il faut donc toujours se surveiller à ce niveau car on finit souvent par se donner des droits, on s'invente des justifications pour se permettre des privilèges et dévier du but très louable que l'on s'était fixé.

 

En conclusion, monsieur Beauchamp répète que le bénévolat ne peut être un prétexte à l'incompétence. C'est notre devoir d'être compétent, ce doit être notre manière de vivre.

 

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